Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie 1 et -2

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QU'EST-CE QUE L'ÂME ?

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 TOUT le monde sait que le corps meurt, qu'il a besoin d'être continuellement sustenté, et que par conséquent, il ne peut être immortel. Mais les Écritures parlent d'âmes. Se peut-il que l'âme soit indestructible, que Dieu ayant créé une âme ne puisse la détruire ?

            La raison nous dit, jusqu'à preuve absolue du contraire, que la vie de chaque créature est soumise à la volonté du Créateur. Notons que les Écritures ne parlent nulle part de l'immortalité de l'âme, comme certaines personnes semblent le supposer, ni dans les traductions, ni dans le texte original. Prenez une concordance et essayez de trouver les termes « âme immortelle », vous serez rapidement convaincu qu'on ne peut trouver une telle expression dans les Écritures. Au contraire, les Écritures déclarent que « Dieu peut détruire l'âme et le corps » ; et encore « l'âme qui pèche, est celle qui mourra ». (Matthieu 10 : 28 ; Ézéchiel 18 : 4, 20).

            Ce qui peut mourir, ce qui peut être détruit n'est pas immortel, ne peut résister à l'épreuve de la mort, de la destruction. Donc, les Écritures citées prouvent que ni les âmes ni les corps ne sont immortels.

            Qu'est-ce donc que l'âme ?

            L'idée générale relative à l'âme est qu'elle est quelque chose d'indéfinissable en nous, mais ce qu'elle est, où elle est localisée, très peu tentent de l'expliquer. On prétend que ce quelque chose d'inconnu est l'être réel, intelligent, tandis que le corps est simplement son habitation ou son instrument. Un jour, un évêque méthodiste donna de l'âme la définition suivante : « Elle est sans intérieur ni extérieur, sans corps, sans forme ni membres et l'on pourrait en réunir un million dans une coquille de noix » excellente définition de rien du tout, dirions-nous !

DIEU PEUT DÉTRUIRE ET L'ÂME ET LE CORPS

            Le corps n'est pas l'âme, comme l'affirment plusieurs ; notre Seigneur déclare en effet que « Dieu peut détruire et l'âme et le corps ». D'après ce qui précède, et si nos esprits sont affranchis de tous préjugés, nous devons être capables d'apprendre davantage sur ce sujet, par l'examen du récit inspiré concernant la création de l'homme. En Genèse 2 : 7 nous lisons :

            « Et l'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et souffla [Hébreu insuffla] dans ses narines une respiration [Héb. souffle] de vie [Héb. vies au pluriel, C'est-à-dire souffle de vie commun à tous les animaux vivants] ; et l'homme devint une âme vivante » [C’est-à-dire un être animé].

            Le récit montre que le corps fut formé le premier, mais ce ne fut un homme, une âme ou un être, que lorsqu'il fut animé. Il avait des yeux, mais ne voyait rien ; des oreilles, mais n'entendait pas ; une bouche, mais ne parlait pas ; une langue, mais pas de goût, des narines, mais pas d'odorat ; un cœur, mais pas de pulsation ; du sang, mais qui était froid et sans vie ; des poumons, mais qui ne fonctionnaient pas. C'était non pas un homme, mais une masse inerte, un corps inanimé.

            La seconde étape dans le processus de la création de l'homme fut de donner la vitalité au corps convenablement formé et bien préparé ; et ceci est décrit en ces termes : « Il souffla dans ses narines une respiration de vie ». Quand une personne bien portante s'est noyée, et que la respiration est complètement suspendue, on peut la ranimer dit-on, en rétablissant graduellement le souffle dans les narines par le mouvement des bras : les poumons se meuvent alors comme un soufflet. Dans le cas d'Adam, cela n'a exigé, bien entendu, aucun effort de la part du Créateur, car l'organisme parfait qu'Il avait créé, s'anima sous le souffle vivifiant de l'oxygène de l'air.

            Dès que pénétra le souffle vivifiant, les poumons se gonflèrent, les corpuscules du sang furent oxygénés et parvinrent au cœur, celui-ci les refoula dans toutes les parties du corps, éveillant en les rendant sensibles et actifs, tous les nerfs qui étaient préparés, mais qui jusque-là étaient endormis. Instantanément, cette énergie se transmit au cerveau, et les facultés de penser, de percevoir, de raisonner, de voir, de toucher, de sentir, de goûter, s'affirmèrent. Ce qui était un organisme humain sans vie était devenu un homme, un être sensitif ; la condition d'« âme vivante », mentionnée dans le texte, était atteinte. En d'autres termes, l'expression « âme vivante » signifie ni plus ni moins « être sensitif », c'est-à-dire capable de sentir, de percevoir, de penser.

            D'autre part, quoique Adam possédât un organisme parfait, il était nécessaire pour le maintien de la vie, de l'âme ou être sensitif, qu'il se nourrît des fruits des arbres de vie. Et quand il pécha, Dieu le chassa du jardin « de peur qu'il n'avance sa main, qu'il ne prenne de l'arbre [pluriel arbres ou bosquet] de vie, qu'il n'en mange et ne vive a toujours [c'est-à-dire, en en mangeant continuellement] » (Genèse 3: 22). Comme les brouillards et les mystères se dissipent devant la lumière de la vérité qui rayonne de la Parole de Dieu !

LES ANIMAUX INFÉRIEURS SONT AUSSI DES ÂMES

            Nous voyons ainsi pourquoi les Écritures emploient aussi le mot « âmes » en parlant des animaux inférieurs. Ils sont, aussi bien que l'homme, des êtres sensitifs ou créatures intelligentes, mais d'un ordre inférieur. De même que l'homme, ils peuvent voir, entendre, toucher, goûter et sentir ; et chacun d'eux peut raisonner dans la mesure de son organisme, sans qu'aucun puisse, comme l'homme, le faire sur des choses aussi abstraites et d'un ordre aussi élevé. Cette différence ne provient pas de ce que l'homme et les animaux inférieurs posséderaient des principes différents de vie ; car ils ont tous des forces vitales similaires, provenant de la même source de vie, du même Créateur ; tous ces êtres entretiennent leur vie de la même manière, en digérant des aliments de nature semblable, lesquels produisent du sang, des muscles, des os, etc., chacun selon son espèce, sa nature ; chaque être propage son espèce de la même manière, transmettant à sa postérité la vie qui fut à l'origine accordée par Dieu. Ils diffèrent en forme et en capacité mentale.

            On ne peut pas dire non plus que l'homme étant une âme (ou être intelligent), les bêtes ne sont pas des âmes, c'est-à-dire douées d'intelligence, de pensée, de sensation. Au contraire, l'homme et la bête sont des âmes, des êtres intelligents, conscients. Cela est non seulement affirmé par les Écritures, mais c'est un fait rendu tangible, dès qu'on a compris la signification exacte du mot âme, telle qu'elle vient d'être donnée. Prenons par exemple la création d'un chien parfait ; supposons que cette création ait été particulièrement décrite comme celle d'Adam, quelle différence de détail pourrait-on imaginer ? Le corps d'un chien créé ne serait un chien que lorsque le souffle ou respiration de vie l'aurait animé ; il serait alors une créature vivante, ayant les forces et la sensibilité qui lui sont propres, une âme vivante, d'un  rang inférieur, appelée chien ; de même qu'Adam, lorsqu'il reçut la vie, devint une créature vivante, ayant les forces et la sensibilité qui lui étaient propres, une âme vivante de l'ordre le plus élevé parmi les êtres de chair : l'homme.

L'ORGANISME PLUS RAFFINÉ DE L'HOMME

            Si la grande différence qui existe entre l'homme et la bête ne réside pas dans la vie qui les anime tous deux, ni dans l'absence du pouvoir inhérent à l'âme, pouvoir que tous deux possèdent, cette différence résiderait-elle dans leurs corps ? Oui. La différence de natures est assurément toute physique ; en outre, l'avenir de l'homme fait l'objet des promesses de Dieu, tandis que rien n'est prévu pour la vie future des bêtes, lesquelles sont incapables d'apprécier la métaphysique. Toutes choses égales d'ailleurs, la forme et le poids du cerveau indiquent la capacité et l'intelligence. Sous ce rapport, l'homme a été, par le Créateur, beaucoup mieux doué que la brute. La brute a moins de matière cérébrale que l'homme, et ce qu'elle a appartient presque exclusivement aux penchants égoÏstes. La volonté de son maître, l'homme, est la plus haute conception qu'elle a du bien et du mal ; le sublime dans la nature ou en morale n'est pas apprécié par la bête ; le Créateur ne l'a pas douée d'une telle capacité cérébrale.

            Mais, à cause de la chute dans le péché et dans la mort, l'homme s’est fort éloigné de sa perfection originelle, de cet état duquel le Juge infaillible put dire qu'il était « très bon » ; de sorte que si un certain nombre d'humains, par la culture de leurs plus bas instincts et le délaissement de leurs plus hautes facultés intellectuelles, ont amoindri les organes du cerveau représentant ces plus hautes facultés, il n'en reste pas moins que ces organes sont toujours là et capables de développement. ce qui n'est pas le cas chez les spécimens les plus parfaits de la création animale inférieure. C'est donc en dotant l'homme d'un organisme supérieur et plus délicat, que le Créateur l'a fait différer de la brute. Ils ont une chair et des os semblables à ceux de l'homme, respirent le même air, boivent la même eau, mangent des aliments similaires et, sont tous des âmes ou créatures possédant une intelligence : mais l'homme, avec son meilleur corps, est susceptible d'une plus haute intelligence et il est considéré par le Créateur sur un plan entièrement différent. C'est en proportion de sa dégradation par le péché et de son éloignement de la ressemblance primitive avec son Créateur, qu'il est dit de l'homme « qu'il s'abrutit », c’est- à-dire qu'il se rapproche de la brute par l'affaiblissement de ses sentiments les plus nobles et les plus délicats.

            Ce qui précède est d'accord avec le témoignage des Écritures. Nous lisons en effet en Gen. 1 : 30 : « Cela vous sera pour nourriture ; et à tout animal de la terre, et à tout oiseau des cieux, et à tout ce qui rampe sur la terre, qui a en soi la vie [Héb. 'nephesh chaiyah' — une âme vivante] ». — Et (Gen. 1 : 20). « Que les eaux fourmillent d'une pullulation d'êtres vivants [Héb. âmes vivantes] ». Voyez en notes les versions Darby, Abbé Crampon, etc.

CE QU'ENSEIGNE L'ÉCRITURE A CE SUJET

            La même leçon, à savoir que le principe de vie, dans le genre humain, n'est pas différent de celui qui anime toutes les autres créatures respirant par les narines — pour les distinguer ainsi des poissons — est enseignée dans le récit de la destruction par le Déluge (Gen. 6 : 17 ; 7 : 15, 22). Ceci est en plein accord avec la déclaration du roi Salomon que l'homme et la bête ont tous « un même souffle » [Hébreu ruach, esprit de vie] un même genre de vie ; et « comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre ». (Eccl. 3 : 19). Quand il demandait (Eccl. 3: 21) : « Qui sait si le souffle des fils de l'homme monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre ? », il combattait la théorie païenne qui, même en ce temps-là, avait commencé à se répandre, savoir qu'une certaine vertu, inhérente à la nature de l'homme, le prémunissait contre la mort, alors même qu'il semblait mourir. Le sage conteste toute preuve, toute connaissance soutenant cette théorie. Ce défi qu'il lance aux autres de ne pouvoir apporter aucune preuve, ou d'admettre qu'ils n'ont pas une telle connaissance, suit la vérité qu'il énonce sur le sujet, dans les versets 19 et 20.

            La différence entre l'homme et la bête ne réside pas dans le genre de souffle ou vie, mais en ce que l'homme a un organisme plus raffiné que celui des autres animaux ; il possède des facultés morales et intellectuelles et des qualités à l'image ou ressemblance de celles du Créateur dont l'organisme d'esprit et non de chair, est beaucoup plus raffiné encore. Et, comme nous l'avons déjà montré, l'espérance de l'homme en une vie future, ne repose pas dans ses facultés inhérentes, mais dans la disposition bienveillante que son Créateur montra par la délivrance de toute âme de la mort par le grand Rédempteur et par la condition subséquente que quiconque voudra obtenir la vie éternelle par la résurrection devra se soumettre aux termes de la Nouvelle Alliance.

            Notre Rédempteur « répandit son âme [être] jusqu’à la mort » « Il offrit son âme [être] en sacrifice pour le péché » (Esaïe 53 : 10, 12) ; et ce fut l'âme d'Adam (et sa postérité) qu'Il racheta ainsi avec son sang précieux, en faisant de son âme (être) une offrande pour le péché. En conséquence, des âmes furent rachetées, et des âmes doivent être réveillées, ressuscitées. (Psaume 49 : 15).

            Beaucoup supposent que les corps dans le sépulcre seront restaurés atome par atome ; mais l'Apôtre déclare, au contraire : « ce que tu sèmes [dans la mort] ce n'est pas le corps qui naîtra ». Dans la résurrection, Dieu donne à chacun (à chaque âme ou être sensitif) tel corps qu'il a plu à Sa sagesse infinie de lui donner : à l'Église choisie au cours de l'Age de l'Évangile, des corps d'esprits, et à la classe du Rétablissement, des corps humains, mais nullement ceux qui furent perdus dans la mort. (1 Cor. 15 : 37, 38).

            De même qu'à la création d'Adam, l'union d'un organisme et du souffle de vie, produisit un être animé ou âme, ainsi leur séparation par une cause quelconque met fin à l'être animé arrêtant toute pensée et toute sensation. L'âme (c'est-à-dire l'être sensible) cesse ; le corps retourne à la poussière d'où il venait ; tandis que l'esprit ou souffle de vie retourne à Dieu qui l'avait donné à Adam et à sa race par lui (Ecclésiaste 12 : 7). Il retourne à Dieu dans le sens qu'il n'est désormais plus soumis au contrôle de l'homme, comme dans la procréation. et qu'il ne peut jamais être recouvré, sauf par la puissance divine. Reconnaissant ce fait, ceux qui reçoivent l'instruction de l'Éternel, confient leur espérance en une vie future par la résurrection, à Dieu et à Christ, Son représentant glorifié à présent (Luc 23: 46 ; Actes 7 : 59). Ainsi donc, si Dieu n'avait pourvu à la vie future de l'homme par une rançon et une promesse de résurrection, la mort aurait été la fin de toute espérance pour l'humanité (1 Corinthiens 15 : 14-18).

L'HOMME REVIVRA

            Mais Dieu a ainsi pourvu à notre retour à la vie et depuis qu'Il fit connaître Son Plan miséricordieux, ceux qui parlent et écrivent intelligemment sur ce sujet (par exemple : les écrivains inspirés de la Bible) décrivent toujours d'une manière unanime l'état inconscient qui remplit l'intervalle compris entre la mort et le matin de la résurrection, comme un « sommeil » pendant lequel l'être conscient cesse de fonctionner. Cette image est vraiment bien appropriée ; car au moment de leur réveil, les humains croiront être à l'instant d'après leur désagrégation ou mort. Nous voyons ainsi qu'en parlant de la mort de Lazare, notre Seigneur dit : « Notre ami Lazare dort, mais je vais le réveiller ». Comme les disciples étaient lents à comprendre, il ajouta : « Lazare est mort » (Jean 11 : 11, 14). Si l'état conscient subsistait après la mort, ne serait-il pas extraordinaire que Lazare ne transmît aucun récit de ce qu'il aurait vu et entendu pendant ces quatre jours ? Personne ne prétendra qu'il était dans un « enfer ». dans le tourment éternel, car notre Seigneur l'appelle son « ami » et si Lazare avait été dans la félicité céleste, notre Seigneur ne l'en aurait pas rappelé, car cela eût été un acte peu amical. Mais comme notre Seigneur le déclara, Lazare dormait et il fut réveillé à la vie, à l'état conscient, il redevint un être sensitif ou une âme, il revécut. Une telle faveur fut évidemment très appréciée par Lazare et ses amis.

            La pensée qui prédomine tout au long des Écritures est que nous sommes maintenant dans la nuit de la mort et du sommeil qui est mise en parallèle avec le futur matin du réveil et de la résurrection. « Là où le soir [la nuit] logent les pleurs, au matin c'est un cri de joie » (Ps. 30 : 5).

            Les Apôtres aussi se servirent fréquemment de cette forme de langage appropriée, pleine d'espérance et de paix. Luc dit d'Etienne le premier martyr, « il s'endormit » et en relatant un discours de Paul à Antioche il employa la même expression : « David s'est endormi » (Actes 7 : 60 ; 13 : 36). Saint Pierre emploie la même figure, disant : « Les pères se sont endormis » (2 Pierre 3 : 4). Et Saint Paul l'employa souvent, comme le montrent les citations suivantes :

            « Dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns se sont endormis » (1 Cor. 15 : 6).

            « S'il n'y a pas de résurrection... alors aussi ceux qui se sont endormis en Christ ont péri » (1 Cor. 15 : 13-18).

            « Christ est ressuscité des morts, et il est les prémices de ceux qui se sont endormis » (1 Cor. 15 : 20).

            « Voici, je vous dis un mystère, nous ne dormirons pas tous ». (1 Cor. 15 : 51).

            « Je ne veux pas frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment » (1 Thess. 4 : 13).

            « Dieu ramènera [d'entre les morts] par Jésus et avec lui ceux qui se sont endormis » (1 Thess. 4 : 14).

            « Quand le Royaume, le temps de la résurrection sera venu, nous les vivants, restés jusqu'à la venue [présence] du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis » (1 Thess. 4 : 15).

            Ils « s'endormirent » en paix pour attendre le Jour du Seigneur, le Jour de Christ, le jour millénaire, pleinement persuadés qu'Il [Christ] a la puissance de garder ce qu'ils lui confièrent jusqu’a ce jour-là (2 Tim. 1 : 12). Cette même pensée est exprimée d'un bout à l'autre de l'Ancien Testament, à partir du moment où Dieu prêcha à Abraham l'Évangile d'une résurrection ; l'expression, « Il s'endormit avec ses pères », est très commune dans l'Ancien Testament. Mais Job présente ce sujet en un langage plein de force, disant : « Oh, si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, m’y tenir à couvert, jusqu'à ce que ta colère fût passée ! ». Le temps présent pendant lequel règne la mort, est le temps de la colère de Dieu, car la malédiction de la mort repose sur tous, à cause de la transgression originelle. Cependant, nous avons la promesse qu'au temps marqué, la malédiction sera levée, et qu'une bénédiction sera apportée par le Rédempteur sur toutes les familles de la terre ; et Job continue ainsi : « Tous les jours de mon temps fixé, j'attendrais jusqu'à ce que mon état vint à changer ; Tu appellerais, alors (Jean 5 : 25) et je te répondrais ; Tu languirais après l'ouvrage de tes mains » (Job 14 : 13, 15). Et nous qui vivons dans le temps du Nouveau Testament, lisons la réponse de notre Seigneur : « Tous ceux, qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de Dieu » [les appelant pour les réveiller et les amener à une pleine connaissance de Dieu, et à saisir toutes les merveilleuses occasions d'obtenir la vie éternelle]. (Jean 5 : 28, 29).

UN EXEMPLE : UNE CHANDELLE

            Figurons le corps humain et animal, l'âme et l'esprit par quelque chose de plus simple et généralement mieux compris ; par exemple, une chandelle non allumée correspond à un corps humain inanimé, l'allumage de la chandelle représente l'étincelle de vie originellement communiquée par le Créateur, la flamme ou lumière correspond à l'être animé, à l'être sensitif ou à la condition ou qualité d'âme ; l'oxygène de l'atmosphère qui se combine au carbone de la chandelle en entretenant la flamme, correspond au souffle de vie ou esprit de vie, qui s'unit à l'organisme physique pour produire l’âme ou existence intelligente. S'il survient un accident qui détruit la chandelle, naturellement, la flamme cesse d'exister ; de même, si un corps humain ou animal était détruit par la maladie ou par accident, l'âme, la vie, l'intelligence, cesseraient aussitôt.

            Si la fourniture d'air nécessaire à la flamme de la chandelle était supprimée, soit par un éteignoir, ou par un extincteur, ou encore en plongeant la chandelle dans l'eau, la lumière s'éteindrait, bien que la chandelle restât intacte. C'est ainsi que l'âme, la vie, l'existence de l'homme ou de l'animal cesserait, si le souffle de vie était supprimé par noyade ou asphyxie, alors que le corps serait encore relativement sain. La chandelle allumée peut servir, dans certaines conditions, à allumer d'autres chandelles, mais si la flamme est éteinte, la chandelle ne peut ni se rallumer elle-même ni en allumer d'autres. Pour le corps humain ou animal, il en est de même, aussi longtemps qu'il vit, c'est-à-dire qu'il est une âme ou être vivant ; selon les dispositions divines, il peut faire naître ou procréer d'autres âmes ou êtres, une postérité en un mot, mais aussitôt que l'étincelle de vie est partie, l'âme ou être a cessé d'exister, tout pouvoir de penser, de sentir et de propager ou procréer a disparu. Les Écritures sont en parfait accord avec cela, car elles disent des enfants de Jacob : « Toutes les âmes issues des reins de Jacob étaient soixante-dix âmes » (Exode 1 : 5). Jacob reçut d'Isaac son étincelle de vie ainsi qu'un organisme physique et par conséquent aussi le produit de l'union de ces deux éléments, c'est-à-dire son âme ou être intelligent ; son âme provenait aussi de ce fait d'Adam, le seul à qui Dieu communiqua directement la vie. Jacob transmit à son tour la vie, l'organisme et l'âme à sa postérité; il en est ainsi de toute l'humanité.

            Une chandelle peut être rallumée par quelqu'un qui en a le pouvoir ; mais selon les dispositions divines, le corps humain, privé de l'étincelle de vie se « désagrège », retourne à la poussière d'où il fut tiré et l'étincelle de vie ne peut être rallumée que par la puissance divine, par un miracle. La promesse d'une résurrection est donc une promesse qui garantit que l'existence animale ou l'âme sera rallumée et ravivée ; or, comme un être ou une âme ne peut exister sans un corps et sans le pouvoir ou l'esprit de vie qui anime celui-ci, il s'ensuit qu'une résurrection ou rétablissement de l'âme ou être implique la création de nouveaux corps, de nouveaux organismes. Les Écritures nous affirment que les corps humains qui retournent à la poussière, ne seront pas rétablis ; car à la résurrection, Dieu donnera tels nouveaux corps qu'il lui plaira de donner (1 Cor. 15 : 37-40).

            Dans ce texte, l'apôtre nous montre qu'à la résurrection il y aura une classe spéciale de personnes qui seront jugées dignes de recevoir une nouvelle nature, spirituelle et non plus humaine ou charnelle et, comme l'on peut s'y attendre, l'apôtre fait voir que ce grand changement de nature se produira en donnant aux intéressés un corps d'une nature différente. Nous pouvons encore nous servir de l'exemple de la chandelle, si la nature charnelle ou humaine est représentée par une chandelle de suif, le nouveau corps pourra être comparé à une bougie dont la flamme est plus brillante ou mieux encore à une lampe électrique à arc.

            Si nous avions affaire avec un Créateur moins puissant et moins sage, nous pourrions, à bon droit, éprouver quelque crainte à l'égard de la résurrection, de peur que, par suite d'une lacune ou méprise notre identité soit perdue, surtout si nous faisions partie de ceux qui obtiendront le grand changement de nature, qui aura lieu à la première (principale) résurrection pour ceux qui deviendront des êtres esprits. Mais nous pouvons en toute sûreté nous en rapporter pour cela et pour toutes choses à Celui avec qui nous avons affaire dans ce cas particulier. Celui qui connaît nos moindres pensées, peut les reproduire dans de nouveaux cerveaux, afin qu'aucune leçon importante, qu'aucune expérience précieuse ne soit perdue. Il est trop sage pour se tromper, trop bon pour être malveillant et tout ce qu'il a promis, il l’accomplira surabondamment et bien au-delà de ce que nous oserions demander ou penser.

            Les termes corps et esprit peuvent s'appliquer à l'Église dans un sens collectif. L'Apôtre dit par exemple : « Que votre esprit et votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche en la venue (Présence) de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thess. 5 : 23). Cette prière doit s'entendre comme s'appliquant à l'Église considérée tout entière, l'Église des élus dont les noms sont écrits dans les cieux. Le véritable esprit a été gardé dans le Petit Troupeau. Son corps a été perceptible malgré l'énorme masse de l'ivraie qui voudrait le cacher et même l'étouffer. Son âme, Son activité, Son intelligence, Son être sensitif a été partout bien manifeste, élevant pour les humains une bannière — la Croix, la Rançon.

            Les paroles de l'Apôtre ne sauraient être comprises d'aucune autre manière ; car, malgré les divergences d'opinion relativement à la conservation des esprits et des âmes de ceux à qui l'épître était adressée, tous reconnaîtront certainement que leurs corps n'ont pas été conservés, mais sont retournés à la poussière comme ceux des autres humains. En outre les termes corps, âme et esprit sont au singulier et non au pluriel.

QUELQUES QUESTIONS ET RÉPONSES

            Quelques questions avec réponses inspirées, faciliteront plus encore l'intelligence de ce sujet ; nous soumettrons les suivantes à l'attention de nos lecteurs :

            Question : Les promesses faites aux saints de l'âge de l'Évangile sont-elles célestes ou terrestres ?

             Réponse : « Comme nous avons porté l'image de celui qui est terrestre, nous porterons aussi l'image de celui qui est céleste ». Nous sommes « participants de l'appel céleste » (1 Cor. 15: 49) ; 2 Tim. 4 : 18 ; Héb. 3 : 1 ; 6 : 4 ; Phil. 3 : 14 ; Eph. 2 : 6, 7 ; 2 Thess. 1 : 11, 12 ; 2 Tim. 1 : 9, 10.

            Question : L'Église élue, les « plus que vainqueurs », les saints, devaient-ils continuer à être des créatures humaines, « de la terre et terrestres ? ».

            Réponse : « Dieu nous a fait les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles, nous devenions participants de la nature divine, « des nouvelles-créatures » (2 Pi. 1 : 4 ; 2 Cor. 5 : 17 ; Rom. 8 : 17, 18).

            Question : Quand leur changement complet (commencé par le changement du cœur, à l'engendrement de l'esprit) est-il accompli ?

— Quand devaient-ils être faits semblables à Christ notre Seigneur ?

            Réponse : « Nous [les saints] nous serons tous changés ... » « Les morts [saints] ressusciteront incorruptibles, et nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil... ce mortel revêtira l'immortalité». « Le corps est semé animal, il ressuscite spirituel ». « Il en est ainsi de la résurrection [spéciale] des morts [spéciaux, les élus] » (1 Cor. 15 : 50-53, 42-44 ;1 Phil. 3 : 11).

            Question : Doit-on s'attendre à la pleine rétribution, récompenses ou punitions, avant la résurrection ?

            Réponse : « Tu seras récompensé à la résurrection des justes » (Luc. 14 : 14 ; Apoc. 11 : 18 ; Matt. 16: 27).

            Question : Quelle est l'espérance du monde, à l'exception des élus de l'Église de l'âge évangélique ?

            Réponse : « Toute la création [humaine] soupire et est comme en travail, attendant la manifestation des fils de Dieu [les saints] ». Alors viendront les « temps de rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes depuis le commencement du monde », temps dans lesquels « toutes les familles de la terre seront bénies, par la  « Semence » d'Abraham(Rom. 8 : 22, 19 ; Actes 3 : 19-21 ; Gal. 3 : 16, 29).

            Question : Les morts sont-ils conscients ou inconscients ?

            Réponse : « Les morts ne savent rien » (Eccl. 9 : 5 ; Ps. 146 : 4 ; Esaïe : 38 : 18, 19).

            Question : Les saints trépassés ont-ils loué le Seigneur au cours des âges écoulés ?

            Réponse : « Les morts ne louent pas le Seigneur » (Psaumes. 115 : 17 ;  6 : 5 ; Eccl. 9 : 6).

            Question : Les prophètes reçurent-ils leur récompense à la mort ? où est-il mentionné dans le Plan de Dieu, qu'elle leur sera donnée au commencement du Millénium ou Age de Jugement ?

             Réponse : « Le temps de juger les morts, de donner  leur récompense à tes serviteurs les prophètes » est au commencement du bruit de la dernière trompette, la septième trompette, à la fin de l’Age de l'Évangile (Apoc. 11 : 15, 18 ; Ps. 17 : 15).

            Question : Les Apôtres eurent-ils la promesse de monter au ciel à leur mort ? Ou d'attendre le retour du Seigneur ?

            Réponse : « Comme j'ai dit aux Juifs : Là où moi je vais, vous ne pouvez venir, je vous le dis aussi maintenant à vous [Apôtres] ». « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » (Jean 13 : 33 ; 14 : 3).

            Question : Était-il convenable pour les saints de l'Age de l'Évangile, à l'exception de ceux qui seront vivants au moment du retour du Seigneur, de s'attendre à être couronnés à leur mort ?

             Réponse : « Quand le souverain pasteur sera manifesté, vous obtiendrez la couronne incorruptible de gloire » (1 Pi. 5 : 4 ; 2 Tim. 4 : 8 ; 1 Pi. 1 : 4, 5).

            Question : Les Apôtres attendaient-ils la gloire à la mort ou à la seconde venue de Christ ?

             Réponse : « Quand Christ qui est votre vie paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire » (Col. 3 : 4 ; 1 Jean 3 : 2).

            Question : Les Saints « brillent »-ils dans la mort ?

            Réponse : « Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront... et les sages brilleront comme la splendeur de l'étendue [comme le soleil) » (Dan. 12 : 2, 3 ; Matth. 13 : 40-43).

            Question : Les Anciens dignes ont-ils été récompensés à leur mort ?

            Réponse : « C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises... afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection » (Héb. 11 : 13, 39, 40).

            Question : David était l'un des saints prophètes. Fut-il récompensé par son entrée dans le ciel ?

            Réponse : « David n'est point monté au ciel » (Actes. 2 : 34).

            Question : Combien étaient montés au ciel au moment de l'ascension de notre Seigneur ?

            Réponse : « Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme » (Jean 3 : 13).

            Question : Celui qui créa l'homme, peut-il le détruire ? L'âme peut-elle être détruite par son Créateur ?

            Réponse : « Craignez plutôt celui qui peut détruire, et l'âme et le corps, dans la géhenne [la seconde mort] » « Il ne sauva pas leurs âmes de la mort ». « L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra » (Matth. 10 : 28 ; Ps. 22 : 29 ; 78 : 50 ; Ezéc. 18 : 4, 20 ; Jos. 10 : 35 ; Esaïe 38 : 17 ; Ps. 56 : 13 ; 30 : 3 ; 119 : 175 ; Matth. 26 : 38 ; Esaïe 53 : 10, 12).

            Question : L'apôtre Paul attacha-t-il une grande importance à la doctrine de la résurrection ?

            Réponse : « S'il n'y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité... Alors aussi ceux qui se sont endormis en Christ ont péri » (1 Cor. 15 : 13-18).

            Question : Les injustes sont-ils actuellement tourmentés dans un enfer inconnu ? ou ont-ils toujours subi la pleine pénalité de leur injustice dans la vie présente ?

            Réponse : « Le Seigneur sait... réserver les injustes pour être punis au jour du jugement [le Millénium] » (2 Pi. 2 : 9 ; Job 21 : 30).

            Question : Quelle sera la fin de ceux qui, étant éprouvés, seront trouvés incorrigibles - obstinément méchants ?

            Réponse : Ils « seront retranchés de la vie », « seront punis d'une destruction éternelle, [une destruction de laquelle il n'y aura jamais de résurrection] » ; car toujours « Le salaire du péché c'est la mort », « la seconde mort » ; et toujours le don de Dieu, la vie éternelle, s'obtient seulement en Christ. « Celui qui a le Fils a la vie » ; celui qui n'a pas le Fils, ne recevra pas ce don. (Rom. 6 : 23 ; Apoc. 20 : 14, 15 ; Matth. 25 ; 46 ; 1 Jean 5 : 12 ; 2 Thess. 1 : 9).

            Question : Si l'enfer (shéol) est un lieu de torture ardente, plein de flammes et horrible par les malédictions de ses occupants torturés mentalement et physiquement, pourquoi les Écritures déclarent-elles que ce lieu ou cet état est fait de silence, de ténèbres, d'oubli et d'inconscience absolue ? (Ps. 88 : 3-12 ; 6 : 5 ; Job. 10 : 21, 22 ; Eccl. 9 : 10 ; Psaumes. 146 : 4 ; Es. 38 : 18).

            Question : Si Dieu peut détruire et l'âme et le corps dans la seconde mort, et s'Il déclare qu'il détruira les méchants volontaires et obstinés, ceci ne prouve-t-il pas qu'il n'y a pas de péché éternel, ni de torture éternelle ? Et ceci ne blanchit-il pas le caractère de Dieu de toutes les accusations d'injustices ?

            Question : Ces propositions ne sont-elles pas intimement associées à tous les doutes qui vous ont troublé depuis que vous êtes devenu chrétien, et peut-être avant ? Et leur solution scripturale ne vous aidera-t-elle pas grandement à enraciner, fonder et établir votre foi dans la Bible, comme étant la Parole inspirée de Dieu ? Ce fut le résultat béni pour beaucoup de personnes qui, dans leur confusion, n'étaient que des chrétiens pleins de doutes, sceptiques et instables, aussi bien que pour de nombreux incroyants déclarés et même blasphémateurs. C'est la clé qui ouvre au chercheur honnête 



15/11/2013
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